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Ouvert aujourd'hui · 10h - 18h · 12 rue Cortot, 75018 Paris
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L'atelier de Suzanne Valadon

L'atelier de Suzanne Valadon

En s’installant en 1912 au 12 rue Cortot, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo et André Utter y ont laissé une trace symbolique.

L'atelier de Suzanne ValadonMatériellement pourtant, il ne restait pas grand-chose de leur passage à l’atelier. Grâce au réaménagement de l’atelier-appartement, l’âme de ce trio infernal a réinvesti les lieux. Pour donner vie à cette reconstitution, la société Kléber Rossillon a fait appel au créateur et designer Hubert Le Gall, scénographe aux multiples références (musée d’Orsay, musée de l’Orangerie, musée Jacquemart-André...). 

Tout le matériel de base ayant disparu, Hubert Le Gall a chiné toutes les pièces présentées aujourd’hui, dans l’atelier-appartement, aussi fidèle aux lettres et aux écrits de l’époque – véritable témoignage d’une vie passée – qu’aux photographies historiques des lieux, scrupuleusement analysées : 
« De l’atelier de Suzanne Valadon, Maurice Utrillo et André Utter au 12 rue Cortot, il ne reste d’authentique que l’enveloppe extérieure peu modifiée. Ses habitants successifs ont transformé les lieux tout au long du XXe siècle. La volonté de la société Kléber Rossillon était de reconstituer l’image la plus fidèle possible de ce qu’était cet atelier mythique en 1912. 

Pour cela, nous disposions de différents témoignages sans lesquels rien n’aurait pu être entrepris. Une reconstitution commence par l’analyse des documents et la recherche attentive de traces sur les lieux. La conservation du musée possédait deux photographies de l’atelier en 1912. Ces précieux témoignages ont été complétés par des écrits et surtout par l’étude des œuvres de Suzanne Valadon qui y incorporait des éléments de décors. 

Par recoupements entre les dates des œuvres de Suzanne Valadon et les photographies, nous avons pu dresser une liste assez précise du mobilier. Une fois celle-ci établie, il a fallu rechercher des meubles semblables, une tâche difficile qui s’est avérée plus facile que prévu tant le mobilier était typique de cette époque. Le plus délicat a certainement été de retrouver des textiles caractéristiques de cette période encore en bon état et dans l’esprit du goût de Suzanne Valadon. 

En parallèle de cette recherche d’objets, les lieux ont été réaménagés pour réapproprier les volumes initiaux et les circulations de chaque pièce grâce à la mise à jour de traces de couleurs et de papiers peints sur les murs. En l’espace de six mois, la reconstitution a pris forme, le poêle a repris sa place, la mezzanine de l’atelier a été recréée et la chambre d’Utrillo a retrouvé ses lambris et son grillage à la fenêtre. Les écrits du critique d’art Adolphe Tabarant nous donnent quant à eux des détails sur les jouets d’Utrillo alors âgé de 37 ans. 

Si tout est reconstitué, l’image de l’atelier n’en demeure pas moins un véritable témoignage, car l’ambiance de ces appartements permet au visiteur de comprendre et de ressentir l’atmosphère propre à ces ateliers du début du XXe siècle. »